🏳️🌈 Cérémonie des têtu• 2025 : démonstration de force
- 14 déc. 2025
- 12 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 6 jours
Le 10 décembre 2025, au Trianon, la troisième cérémonie des têtu· a dépassé le cadre d’une célébration culturelle. Elle a constitué un acte politique fort. Dans un contexte de recul démocratique, de montée des ultra-conservatismes et d’attaques répétées contre les personnes LGBT+, la soirée a rappelé une évidence trop souvent oubliée : notre communauté n’est ni marginale ni fragile. Elle peut être organisée, influente et durable.
Les onze lauréat·es récompensé·es incarnent cette puissance plurielle. Fatima Daas, personnalité de l’année, impose une voix queer complexe, indocile, irréductible aux assignations. Virginie Despentes reçoit un prix d’honneur pour une œuvre fondatrice, toujours à rebours des normes. Budapest Pride est saluée pour avoir défié l’interdiction d’Orbán. Vinii Revlon, Jeanne Friot, Nathan Ambrosioni, Marguerite, Raya Martigny et tant d’autres donnent corps à une culture queer qui ne demande plus l’autorisation d’exister.
Sur scène, les performances de Marguerite, Luna, Piche, la House of Revlon, La Queeraie, La Bouche ou Christine and the Queens, avec une reprise de Smalltown Boy, ont rappelé que la joie, la mémoire et l’esthétique sont aussi des armes politiques.
Cette cérémonie racontait aussi l’évolution de têtu· lui-même. Il y a dix ans, le média était au bord du gouffre. Aujourd’hui, il est redevenu une institution culturelle nationale, soutenue par de grandes entreprises françaises et internationale (L'Oréal, Crédit Mutuel, JLR, Mastercard et le mouvement French Touch de la BPI), capable de structurer le débat public, d’agir sur les sujets de travail, de santé, de VIH, de transidentité ou de DEI en entreprise, et de rappeler que la visibilité reste une nécessité politique.
Dans un moment où les financements reculent et où les discours réactionnaires progressent, le directeur de la rédaction de têtu• nous le rappelle avec force dans l’édito du nouveau magazine en kiosque depuis cette semaine : sans presse queer indépendante, nos droits deviennent vulnérables. Le journalisme rigoureux, vérifié, exigeant a un coût. Le soutenir par l’abonnement ou le don, désormais défiscalisé, est un acte politique.
La troisième cérémonie des têtu· a été une démonstration de force.
À nous d’en faire une force qui dure.
☕️ bon dimanche.

📌 Sélection Spéciale du 14 décembre
National Security Strategy
Il s’agit d’un texte doctrinal majeur, censé fixer la vision stratégique globale des États-Unis en matière de sécurité, de politique étrangère et de priorités nationales. Contrairement aux NSS précédentes, ce rapport assume une rupture idéologique nette avec les approches libérales et multilatérales post-Guerre froide. Il s’inscrit dans un contexte de polarisation politique interne, de recul des politiques DEI dans les entreprises et institutions américaines, et de guerre culturelle assumée autour du « woke », du genre et des normes progressistes. Le rapport élargit explicitement le champ de la sécurité nationale aux enjeux culturels, sociétaux et identitaires, en les reliant à la souveraineté, à la cohésion nationale et à la puissance stratégique des États-Unis. Fierté nationale, travail valorisé, prospérité partagée et “familles traditionnelles solides, qui éduquent des enfants en bonne santé”, garantissent cohésion sociale, bien-être collectif et transmission aux générations futures.
🔗 White House, Novembre 2025
RN : la normalisation d’une extrême droite prête au pouvoir
Selon The Economist, le Rassemblement national est désormais le premier parti de France et pourrait gagner la présidentielle 2027. Sa stratégie de respectabilité élargit sa base (classes moyennes, diplômé·es, femmes), avec 22 % des diplômé·es et 30 % des femmes votant RN en 2024. Sans discours « valeurs familiales », le parti capte même une part de l’électorat gay (près d’un tiers). Mais derrière la cravate, demeurent hostilité aux principes de l’UE, rhétorique identitaire et risques pour les politiques DEI et les droits LGBT.
🔗 The Economist, 11/12/2025
Réseaux sociaux : protéger les jeunes, sans effacer les minorités
L’Australie s’apprête à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, invoquant des risques avérés pour la santé mentale : anxiété, dépression, idées suicidaires. Des études internes montrent que 32 % des adolescentes se sentent plus mal dans leur corps sur Instagram. Mais le débat DEI est central : pour des jeunes LGBT+, les réseaux offrent parfois un rare espace de soutien.
🔗 The Wall Street Journal, 7 décembre 2025
Meta accusée de censure massive anti-LGBT et reproductive
Selon The Guardian, Meta a restreint ou supprimé les comptes de plus de 50 organisations liées aux droits reproductifs et aux contenus queer depuis octobre 2025. L’ONG Repro Uncensored recense 210 incidents cette année, contre 81 en 2024. Hotlines IVG bloquées, comptes LGBTQ+ bannis, nudité non explicite sanctionnée : les militant·es dénoncent une politique opaque et un effet Trump globalisé. Meta conteste, mais réinstalle partiellement sous pression.
🔗 The Guardian, 11/12/2025
Trump cible les arbitres du vote actionnarial
Donald Trump ordonne à la SEC d’examiner ISS et Glass Lewis, deux géants conseillant les investisseurs sur les votes en assemblée. En ligne de mire : l’usage des critères ESG et DEI, accusés d’imposer un agenda « woke ». Décision saluée par Elon Musk, hostile à leur influence après des avis défavorables sur sa rémunération. Sans effet immédiat, l’initiative fragilise néanmoins le poids de ces acteurs clés, gérant l’orientation de milliers de milliards de dollars.
🔗 Reuters, 2025
Pride Match 2026 : un symbole… sous haute tension
L’attribution d’un « Pride match » LGBTQ+ à la rencontre Égypte–Iran lors de la Coupe du monde 2026 provoque une vive réaction diplomatique. L’Iran dénonce une décision « irrationnelle » et annonce un recours auprès de la FIFA, soutenu par l’Égypte. Dans ces deux pays, l’homosexualité est pénalisée : jusqu’à la peine de mort en Iran, des poursuites pour « débauche » en Égypte. Le football mondial devient ainsi un terrain de confrontation politique sur les droits LGBT.
🔗 Le Figaro, 09/12/2025
… maintenu malgré les pressions
Les organisateurs de Seattle confirment le maintien des événements LGBTQ+ autour du match Égypte–Iran du Mondial 2026, malgré l’opposition officielle des deux fédérations. Le « Pride Match » du 26 juin ira de l’avant, avec animations dédiées et drapeaux arc-en-ciel autorisés par la FIFA dans le stade. Pensée comme un « signal mondial d’inclusion », l’initiative assume le conflit politique et affirme que les droits LGBT ne sont pas négociables, même sous pression diplomatique.
🔗 The Guardian, 10/12/2025
Appel humanitaire 2026 : l’ONU sonne l’alarme
Face à 240 millions de personnes en détresse, l’ONU dénonce l’« apathie » mondiale et demande 33 milliards $ pour aider 135 millions de vies menacées. Les coupes américaines – de 11 Mds $ en 2024 à 2,7 Mds $ en 2025 – ont fait chuter le financement humanitaire à son plus bas niveau en dix ans. Le plan resserré vise désormais 87 millions de personnes. L’ONU alerte aussi sur l’explosion des violences sexuelles, touchant lourdement femmes, minorités vulnérables et personnes LGBTQIA+ dans les zones de conflit.
🔗 Le Figaro, 8 décembre 2025
VIH : recul mortel pour la prévention et les publics LGBT+
Le retrait brutal des financements internationaux, notamment après la fermeture de l’USAID, menace vingt ans de progrès contre le VIH. Les nouvelles infections ont pourtant chuté de 60 % depuis 1996 et les décès de 70 %. Si les traitements sont partiellement maintenus, la prévention s’effondre, touchant d’abord les populations clés : personnes LGBT+, femmes, travailleurs du sexe, usagers de drogues. Conclusion : sans financement stable, l’épidémie repartira. L’histoire l’a déjà prouvé.
🔗 Financial Times, 10 décembre 2025
Sans-abri·es LGBTI : une crise européenne invisible
Un rapport d’ILGA-Europe (2023–2024) révèle une homelessness LGBTI répandue mais sous-documentée en Europe. Causes clés : rejet familial, discriminations raciales et professionnelles, stress minoritaire et défaillances institutionnelles. Les études menées en Italie, Espagne, Allemagne et Slovénie montrent des pertes économiques durables, notamment via des carrières brisées précocement. Le briefing appelle à des politiques logement inclusives, fondées sur des données solides, des dispositifs ciblés et des approches DEI intersectionnelles pour rompre le cycle de l’exclusion.
🔗 ILGA-Europe, 21/11/2025
DEI : disparition sémantique, recul bien réel
En 2025, les politiques DEI disparaissent des stratégies visibles des entreprises, rebrandées sous des termes flous comme « belonging » ou « culture », avec des budgets et des postes en forte baisse. L’engagement devient surtout symbolique. La communauté LGBTQ+, autrefois centrale, perd en visibilité et adopte parfois une stratégie de retrait. Le texte appelle à réaffirmer le poids économique et culturel des personnes LGBTQ+ comme acteurs clés de l’innovation, de la fidélité et de la croissance, au-delà du simple affichage.
🔗 Fabrice Houdart, décembre 2025
2025 : réveil stratégique ?
2025 marque un tournant brutal pour les droits LGBTQ+. La fin du leadership américain, qui finançait plus de 50 % des actions mondiales alors que les États-Unis ne représentent que 4,2 % de la population LGBTQ+, a révélé une dépendance structurelle. Reculs en Russie, Chine ou au Royaume-Uni, mais avancées clés en Thaïlande, au Brésil et en Inde. Conclusion : la visibilité ne suffit plus. Le futur repose sur un pouvoir autonome, décentralisé et global.
🔗 Fabrice Houdart – décembre 2025
🇫🇷 FranceSans presse queer, pas de droits Face à la montée des attaques contre les médias, l’édito de Thomas Vampouile, rédacteur en chef de Têtu, rappelle un fait clé : sans journalisme queer indépendant, nos droits deviennent inaudibles et vulnérables. La presse est un pilier démocratique, fondé sur la rigueur, la vérification et le refus des slogans idéologiques anti-LGBT. Produire une information de qualité a un coût supérieur à la désinformation. D’où l’appel clair : soutenir financièrement les médias queer, par l’abonnement ou le don (maintenant défiscalisé), pour garantir visibilité, contre-pouvoir et progrès social. 🔗 Têtu Hiver 2025 en kiosque têtu· 245 : 30 ans de luttes, cap sur 2026 Pour son 30ᵉ anniversaire, têtu· signe un numéro engagé mêlant culture et politique. Au sommaire : Camille Cottin en couverture, Fatima Daas consacrée personnalité de l’année, un dossier sur 150 ans de cabaret queer, et un retour chiffré sur le VIH (TaSP, PrEP, alerte sur la baisse des financements). Le magazine aborde aussi la montée des populismes, la transidentité (manifeste municipal 2026) et les combats DEI, rappelant que la visibilité reste une nécessité politique. 🔗 têtu·, 10/12/2025 Fatima Daas : refuser les cases, écrire la complexité Sacrée personnalité de l’année 2025 par têtu·, Fatima Daas s’impose comme une voix queer majeure. Son premier roman, La Petite Dernière, adapté au cinéma, a valu un prix d’interprétation à Cannes. Dans Jouer le jeu, elle démonte le mythe de la méritocratie scolaire et les injonctions à la docilité. Lesbienne, musulmane, issue des quartiers populaires, elle revendique une parole non conforme, refusant d’être instrumentalisée dans les débats identitaires et DEI. 🔗 têtu·, 11/12/2025 Strass contre l’intolérance Au Théâtre du Châtelet, La Cage aux folles version Olivier Py triomphe avec 32 artistes sur scène et une standing ovation dès la première. Laurent Lafitte incarne Zaza avec éclat, faisant de cette comédie musicale un manifeste LGBT et DEI : droit d’être soi, homoparentalité, liberté d’aimer. Créée en 1983, l’œuvre résonne en 2025 face aux populismes conservateurs, assumant une dimension politique claire. Ici, les paillettes ne masquent rien : elles éclairent l’égalité. 🔗 Le Monde, 6 décembre 2025 ESCP : la DEI en action, chiffres à l’appui À l’ESCP, 19 associations étudiantes portent la transition écologique et sociale, soutenues par un budget annuel d’environ 100 000 €. L’école se distingue par l’intégration concrète des enjeux DEI : l’association Escape valorise les sujets LGBT+, tandis que Girl Up lutte contre le sexisme, notamment via un événement sur l’écoféminisme. Résultat : compétences en impact renforcées, gouvernance RSE étendue et engagement étudiant au cœur de la stratégie académique. Quand inclusion rime avec investissement durable. 🔗 Les Echos, 11 décembre 2025 Librairies ciblées : la culture sous attaque idéologique En 2025, plusieurs librairies indépendantes françaises subissent tags, dégradations, intimidations et coupes de subventions pour leur soutien aux causes LGBT, féministes et palestiniennes. À Paris, Rennes ou Rosny-sous-Bois, des devantures sont vandalisées à la peinture corrosive, des salarié·es insulté·es, des événements perturbés. L’Humanité décrit une offensive coordonnée de la droite et de l’extrême droite visant les livres et lieux culturels engagés. Une alerte grave sur la liberté d’expression et le pluralisme culturel. 🔗 L’Humanité, 12/12/2025 Actes anti-LGBT en hausse : alerte locale, réponse associative En 2025, les actes de haine anti-LGBT ont augmenté de 5 % en France, confirmant une tendance préoccupante. En visite à Avignon, le délégué interministériel de la Dilcrah, Mathias Ott, a souligné la nécessité d’une vigilance renforcée, notamment auprès des jeunes. La fondation Le Refuge, qui héberge dix jeunes LGBT rejeté·es pour leur orientation sexuelle, illustre l’urgence sociale et mentale. Face à la montée des violences, l’action publique et associative reste un rempart vital. 🔗 La Marseillaise, 10/12/2025 Transidentité : une ségrégation documentée Dans une tribune au Monde, Éléonore Dujardin dénonce une « ségrégation silencieuse » touchant les personnes trans en France. Les chiffres sont accablants : 28 % ont perdu un emploi à cause de leur identité, 19,5 % vivaient du RSA (contre 1,1 % en population générale). Selon la FRA, 44 % des femmes trans ont subi violences ou menaces en un an, et 18,3 % ont tenté de se suicider. Face à cette réalité, elle appelle à faire de la lutte contre la transphobie une grande cause nationale. 🔗 Le Monde, 28/11/2025 Municipales 2026 : les mairies en première ligne contre la transphobie À l’approche des municipales de mars 2026, un manifeste publié dans têtu· engage des candidat·es à faire des mairies des espaces sans transphobie. Il rappelle le rôle historique des communes dans les avancées LGBT+ (Pacs, mariage) et exige la fin des obstacles à l’état civil pour les personnes trans et intersexes. Objectif : autodétermination, égalité des familles, pratiques administratives harmonisées et politiques locales DEI concrètes. Bref, l’égalité commence au guichet. 🔗 têtu·, 09/12/2025 |
Après un dîner débat avec Emmanuel Grégoire le 9 décembre, le Cycle Municipales 2026 se poursuit avec Pierre-Yves Bournazel le 2 février, et Rachida Dati (date en cours de discussion) |
🌏 Monde La Suède, cible fantasmée de l’anti-DEI Présentée par Elon Musk et la fachosphère comme un pays « en déclin », la Suède est en réalité instrumentalisée par l’internationale suprémaciste. Chiffres de viols détournés, notion de consentement ignorée, « no go zones » exagérées : la désinformation sert une stratégie anti-immigration et anti-DEI. Pays pionnier des droits des femmes et des personnes LGBT+, la Suède dérange précisément parce que son modèle inclusif résiste aux récits de peur. 🔗 Le Monde, 12 décembre 2025 Budapest : la Pride criminalisée Le maire de Budapest, Gergely Karácsony, annonce être poursuivi pour avoir autorisé la Pride du 28 juin 2025, pourtant interdite par une loi anti-LGBTQ+ votée en mars. Malgré l’interdiction, des dizaines de milliers de personnes ont défilé. Le gouvernement Orbán invoque une atteinte aux mineur·es, avec des amendes pouvant atteindre 200 000 forints. Karácsony assume et défend la liberté d’expression face à une dérive autoritaire assumée. 🔗 PinkNews, 12/12/2025 Hongrie : la Pride criminalisée En Hongrie, un·e enseignant·e fait face à des poursuites pénales pour avoir organisé la Pride de Pécs en octobre 2025, malgré une interdiction gouvernementale. Des milliers de participant·es ont défié le régime Orbán, qui durcit depuis des mois les lois anti-LGBTQ+. Les ONG parlent d’un précédent « dangereux » pour l’Union européenne et appellent Bruxelles à intervenir. La répression des marches des fiertés s’impose désormais comme un outil politique assumé contre l’égalité et les libertés fondamentales. 🔗 The Guardian, 10/12/2025 Royaume Uni Trois articles parus cette semaine, The Economist, BBC News et The Advocate, révèlent un climat britannique de plus en plus tendu pour les droits LGBT, marqué par une régression progressive plutôt que frontale. L’anti-DEI porté par Reform UK reste largement symbolique au niveau local, servant surtout de signal idéologique sans remise en cause immédiate de l’Equality Act. Mais les décisions judiciaires récentes redéfinissant juridiquement les femmes par le sexe biologique produisent des effets concrets. Exclusion des femmes trans des espaces politiques du Parti travailliste, puis du Women’s Institute : sous couvert de conformité légale, se met en place une segmentation durable des droits, normalisant l’exclusion des personnes trans. 🔗 The Economist, BBC News et The Advocate décembre 2025 DEI dans le viseur judiciaire en Floride La Floride poursuit Starbucks pour des politiques DEI jugées discriminatoires envers les salariés non minoritaires. L’État vise des objectifs chiffrés fixés dès 2020 : 40 % de personnes racisées en magasins et logistique, 30 % au corporate d’ici 2025. Le recours évoque des primes indexées à des critères raciaux, du mentorat réservé et des impacts sur salaires et promotions. Starbucks conteste et affirme des pratiques légales, ouvertes à tou·tes. La bataille DEI est désormais juridique. 🔗 CBS News, 10/12/2025 DEI contestée dans l’éducation publique américaine Le DOJ poursuit Minneapolis Public Schools pour discrimination présumée envers des enseignant·es selon la race, le genre et l’origine, en violation du Title VII. En cause : un accord syndical (2022) protégeant les enseignant·es « sous-représenté·es » des licenciements, malgré l’ancienneté. À l’époque, seuls 5,6 % des enseignant·es du Minnesota étaient racisé·es contre 30 % d’élèves. Washington dénonce des politiques DEI contraires au mérite ; le district refuse de commenter. 🔗 CBS News, 11/12/2025 FBI : la purge anti-DEI en chiffres Depuis le retour de Donald Trump, le FBI subit une purge sans précédent : près de la moitié des 56 chefs locaux remplacés, un quart des 13 700 agents redéployés vers l’ICE. Des agents sont sanctionnés pour un drapeau LGBT ou un genou à terre après la mort de George Floyd. La coopération avec l’Anti-Defamation League est rompue. 🔗 Le Monde, 12 décembre 2025 L.A. comble le vide laissé par Washington Après la suppression, en juillet 2025, de l’option « press 3 » du 988 dédiée aux jeunes LGBTQ+, le comté de Los Angeles veut lancer sa propre ligne de crise. Avant sa fermeture par l’administration Trump, ce service était utilisé par plus de 14 % des 5,1 millions d’appelant·es annuels. Objectif local : rétablir un accompagnement spécialisé face à des risques accrus de détresse et de suicide. 🔗 Los Angeles Times, 09/12/2025 États-Unis : relance diplomatique pour les droits LGBTQ+ Le sénateur Edward Markey a réintroduit l’International Human Rights Defense Act le 10 décembre 2025. Le texte prévoit un suivi renforcé des violences anti-LGBTQ+ dans le monde, un plan global contre la criminalisation et la discrimination, et la création d’un·e envoyé·e spécial·e LGBTQ+ au Département d’État, poste vacant sous Trump. Soutenue par plus de 30 sénateurs, la loi répond à l’effacement des droits LGBTQ+ de la diplomatie américaine et réaffirme que l’égalité est un enjeu de droits humains. 🔗 Bureau du sénateur Edward Markey, 10/12/2025 Sport au Japon : protéger aussi les athlètes LGBTQ+ Dans une lettre du 11 décembre 2025, Human Rights Watch et 12 organisations exhortent le Japon à créer un Japan Center for Safe Sport et une loi dédiée pour éradiquer les abus dans le sport. Selon une enquête de 2020, 19 % des jeunes athlètes ont subi des violences physiques et 18 % des violences verbales. Le projet inclut explicitement la protection des athlètes LGBTQ+, encore exposé·es aux discriminations. L’objectif : des mécanismes indépendants, inclusifs et contraignants. 🔗 Human Rights Watch, 11/12/2025 😊 Culture Queer Pop gay masculin : le plafond de verre persiste Après des percées majeures (Lil Nas X, Sam Smith, Troye Sivan), les artistes pop gays masculins voient leur succès freiné par l’industrie et une homophobie persistante. Ventes en chute, soutien limité des labels, peur du public masculin hétéro et stigmatisation des amours entre hommes : le constat est chiffré et brutal. Alors que les artistes queer féminines s’imposent, les hommes gays restent marginalisés. Une régression culturelle aux lourdes conséquences LGBT. 🔗 The Guardian, 12/12/2025 |
À propos de l’auteur
Contact presse : albin@pigments-project.org




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