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DEI, version primates

Les faits s’accumulent et semblent dessiner une même trajectoire : recul des droits, hausse des violences symboliques et matérielles, et silenciation forcée. Aux États-Unis, sous Trump 2.0, 47,5 % des adultes LGBTQ+ se disent moins visibles qu’il y a un an, tandis que la discrimination perçue double. Près de 40 % des entreprises réduisent leurs engagements DEI, et deux tiers des personnes trans et non-binaires peinent à accéder aux soins. La politique du bouc émissaire est assumée : plus de 100 millions de dollars investis pour faire de la transidentité une arme électorale, pendant que la justice ouvre la voie à des exclusions scolaires dans 27 États et que les protections des personnes trans détenues sont supprimées.

À l’échelle mondiale, le tableau n’est guère plus rassurant : 65 pays criminalisent encore les relations homosexuelles, aucun nouveau mariage égalitaire n’a vu le jour en 2025, et les restrictions d’expression ou de Pride se multiplient. Même la génération Z masculine décroche : le soutien au mariage pour tous tombe à 71 %, et l’acceptation des personnes trans chute nettement. Conséquence directe : au Royaume-Uni, les personnes LGB+ présentent un risque de décès 1,3 fois plus élevé, notamment par suicide. Quand les droits reculent, la santé suit.

Et pourtant. Pendant que certains dirigeants s’acharnent à expliquer que l’homosexualité serait “contre nature”, la science rappelle calmement l’inverse. Chez 59 espèces de primates (sur 491 étudiées), les comportements homosexuels renforcent cohésion sociale, réduction des conflits et survie collective — surtout en milieux hostiles. 



Revue de Presse Internationale

“sourced by AI, curated and edited by humans”


📌 Sélection du 18 Janvier 2026


Retour au placard


Sous Trump 2.0, l’enquête HRC (18e édition, 15 000 répondants) montre un net “retour au placard” : 47,5 % des adultes LGBTQ+ se disent moins out qu’il y a un an (travail 26,5 %, santé 25,4 %, espace public 28,3 %) et 51,1 % moins visibles, surtout les parents à l’école (40,1 %). Dans un contexte de 225 décrets, 39,1 % voient leur entreprise réduire le DEI; la discrimination grimpe (54,2 % vs 24,9 %). Deux tiers des trans/NB peinent à accéder aux soins. HRC prépare les midterms 2026.


🔗 The Advocate (Out Magazine), 15/01/2026, 🔗 PinkNews, 16/01/2026


2025 : recul global, 2026 sous tension


Bilan 2025 : 65 pays criminalisent encore les relations homosexuelles, et le total n’a pas bougé (2 pays sortent, 2 entrent). La vague répressive d’Afrique de l’Ouest pourrait gagner le Niger en 2026, tandis que le Guyana et Grenade sont les meilleurs espoirs de dépénalisation. Côté unions, aucun nouveau mariage égalitaire. En DEI/SOGIE, signaux contrastés : protections parfois renforcées, mais restrictions de Pride/expression (Hongrie, Burkina Faso…) et recul trans (notamment 27 États américains).


🔗 Erasing 76 Crimes, 10 janvier 2026


Génération Z masculine : le soutien aux droits LGBT recule


Selon Pew, relayé par l’AIBM, les hommes nés dans les années 2000 (≤24 ans) soutiennent moins les droits LGBT que leurs aînés et que les jeunes femmes. 71% jugent le mariage pour tous légal (77% nés années 1990; 73% années 1980). 65% estiment l’homosexualité acceptable, soit -7 points vs années 1990. Côté trans, l’écart explose: 60% des jeunes femmes prônent l’acceptation contre 44% des jeunes hommes. Une alerte pour l’école, la prévention, et politiques d’égalité.


🔗 PinkNews, 16/01/2026


Suicides : l’alerte LGB+ chiffrée


Selon l’ONS, les personnes LGB+ en Angleterre et au pays de Galles présentent un risque de décès 1,3 fois plus élevé que les personnes hétérosexuelles. Entre mars 2021 et novembre 2024, elles sont nettement plus exposées aux suicides, aux overdoses et aux maladies liées à l’alcool. Ces premières données officielles, issues du recensement 2021, confirment l’impact mortel des discriminations et des inégalités de santé mentale. Un signal clair pour des politiques publiques ciblées et urgentes.


🔗 The Guardian, 13/01/2026


Cinq hommes, un tabou mondial


Le football masculin professionnel ne compte aujourd’hui que cinq joueurs ouvertement gays encore ou récemment en activité, contre une visibilité bien plus forte chez les femmes. Malgré des avancées symboliques depuis 2015, l’homophobie reste structurelle : aucun joueur out en Premier League, carrières freinées, pressions institutionnelles. Ces sportifs incarnent pourtant une DEI en actes, dénonçant lois anti-LGBT+, FIFA et silences complices. 


🔗 PinkNews, 16 janvier 2026


Sport féminin : la science instrumentalisée


Dans une tribune du Wall Street Journal, un médecin affirme que la participation d’athlètes trans aux compétitions féminines serait « dangereuse », invoquant des écarts moyens de masse, vitesse et risques de blessures. L’argument, mobilisé devant la Cour suprême américaine, ignore toutefois la diversité des corps, les données nuancées et les cadres sportifs existants. Le débat illustre une polarisation anti-trans où la sécurité sert de levier politique contre l’inclusion LGBT et les principes DEI, plus que d’outil de régulation fondé sur le consensus scientifique.


🔗 Wall Street Journal, 12 janvier 2026


Oscar Wilde, icône LGBT et valeur refuge


Le marché des livres d’Oscar Wilde, condamné en 1895 pour homosexualité, explose. En novembre 2025, un exemplaire de Salomé (1893) a été adjugé 825 000 € à Paris, record absolu. Provenance intime, dédicace à son amant Robert Ross, dessins originaux : la valeur tient au lien personnel avec l’auteur. En février 2026, 156 lots seront vendus chez Bonhams. Wilde s’impose comme figure centrale de l’histoire LGBT, désormais consacrée par le marché culturel.


🔗 Les Échos, 15 janvier 2026


Joie queer contre vestiaire toxique


Heated Rivalry met en scène une romance gay entre deux joueurs de hockey, défiant une culture sportive fondée sur l’hypermasculinité, la répression émotionnelle et l’homophobie. Le contraste est saisissant : en 2022, 61 % des pénalités pour harcèlement dans le hockey visaient l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. La série oppose à ce climat hostile une joie queer érotique, fondée sur le consentement et la vulnérabilité, révélant le potentiel transformateur des représentations LGBT+ face aux résistances institutionnelles de la LNH.


🔗 The Conversation France, 15 janvier 2026


MacKenzie Scott, milliardaire engagée pour la jeunesse queer


La philanthrope MacKenzie Scott, ex-épouse du fondateur d’Amazon Jeff Bezos, a fait don de 45 millions de dollars au Trevor Project — un record pour l’association. Écrivaine et femme d’affaires devenue l’une des plus grandes donatrices mondiales, Scott a déjà redistribué plus de 17 milliards de dollars à des causes sociales depuis 2019, notamment pour la justice raciale, l’éducation et les droits LGBT+. Ce nouveau don soutient la santé mentale des jeunes LGBTQ+, fragilisée par la politisation croissante des services d’aide.


🔗The Advocate, 12 janvier 2026


L’homosexualité animale : la science tranche


Deux analyses convergentes, fondées sur 1 000 publications et 491 espèces de primates, identifient des comportements sexuels entre individus de même sexe chez 59 espèces, dont 23 de manière répétée. Les données montrent une corrélation claire avec des environnements hostiles, une forte prédation et des structures sociales hiérarchisées. Ces pratiques renforcent cohésion, réduction des conflits et survie collective. Conclusion clé : la sexualité a une fonction sociale évolutive, bien au-delà de la reproduction — un fait scientifique qui démonte les arguments anti-LGBT et éclaire les débats DEI.


🔗 NBC News, 12 janvier 2026 ; The Economist, 14 janvier 2026


🇫🇷 France


Réseaux sociaux : alerte sanitaire


Dans un rapport de 560 pages, l’Anses alerte sur les effets graves des réseaux sociaux chez les 11-17 ans : troubles du sommeil, symptômes dépressifs, cyberharcèlement, exposition à des contenus suicidaires. L’analyse de 1 000 études montre une vulnérabilité accrue des filles, des jeunes LGBT et des adolescents déjà fragiles psychiquement. L’agence appelle à agir « à la source » : algorithmes, design addictif, vérification d’âge. Une base scientifique solide pour réguler les plateformes, pas culpabiliser les jeunes.


🔗 Les Échos, 13 janvier 2026

Perquisition controversée d’une librairie LGBT+ à Paris

À Paris, la librairie féministe et lesbienne Violette and Co a été perquisitionnée le 7 janvier 2026 pour un livre jeunesse accusé de contester l’existence d’Israël. Aucun ouvrage n’a été saisi, mais la gérante est convoquée le 22 janvier. L’affaire repose sur une interprétation politique du slogan « From the River to the Sea ». La librairie et son avocat dénoncent une opération disproportionnée, dans un contexte de pressions et harcèlement visant des espaces culturels LGBT+.

🔗 Le Monde, 16 janvier 2026

Manuels scolaires : dérive éditoriale et vigilance démocratique

Hachette Livre a rappelé trois manuels parascolaires après la découverte d’un passage qualifiant les victimes du 7 octobre 2023 de « colons juifs ». Emmanuel Macron a dénoncé une falsification des faits jugée « intolérable ». Environ 2 000 exemplaires sont retirés. L’affaire souligne l’enjeu DEI d’une transmission rigoureuse des faits face à la hausse des discours de haine : la Dilcrah appelle à une vigilance accrue contre l’antisémitisme et les haines, y compris anti-LGBT.

🔗 Le Monde, 14 janvier 2026

Édouard Louis, l’évasion comme politique 

À 33 ans, l’auteur gay, déjà à sept livres, raconte dans Monique s’échappe la fuite de sa mère face à des hommes violents et à la « domination masculine ». Il relie homophobie et pauvreté ouvrière: enfant, traité de « pédé », il devient “migrant de classe”. Il dit payer une « taxe de classe » (logement, funérailles). Son frère meurt à 38 ans. Sur scène, sa mère est ovationnée par 1 200 personnes et voit une convergence des luttes, joyeuse, enfin.

🔗 Financial Times, 14 janvier 2026

RN : l’offensive budgétaire anti-LGBT dévoilée


Derrière un amendement transphobe grotesque visant les Trans Musicales, le RN révèle une stratégie structurée contre les politiques LGBT et DEI. Le député Matthias Renault proposait de couper 3,2 milliards € au secteur associatif, dont 82,7 millions € à la création artistique, 24,2 millions € à la lutte contre la haine anti-LGBT (Dilcrah) et 15,46 millions € à la prévention scolaire. Amendements retirés, mais intentions limpides : fragiliser culture, prévention et égalité.


🔗 têtu, 14/01/2026


🌎 Monde


IA toxique, pas les trans


Un collectif de 75 000 femmes cis (NION) exhorte Londres à sanctionner X : le chatbot Grok a servi à générer des images sexualisées de femmes et de mineures. Elles dénoncent l’inaction face au vrai risque pour les filles, pendant que des politiques ciblent les personnes trans. Ofcom a pris « contact urgent » avec X ; la ministre Liz Kendall dit soutenir un éventuel bannissement si l’autorité le recommande. Priorités : brider Grok, responsabiliser les plateformes, cesser la stigmatisation des trans.


🔗 PinkNews, 12 janvier 2026


Hongrie 2026 : démocratie en sursis, droits LGBT+ en ligne de mire


L’élection hongroise du 12 avril 2026 pourrait mettre fin à 15 ans de pouvoir de Viktor Orbán. Son rival, Péter Magyar, mène avec 49 % contre 37 %. Le scrutin se joue sur l’État de droit, la corruption et les libertés, notamment LGBT+, régulièrement ciblées par le gouvernement. Orbán contrôle 80 % des médias et instrumentalise les débats DEI. Une victoire de l’opposition pourrait atténuer l’hostilité envers l’UE, sans garantir un virage progressiste rapide.


🔗 POLITICO Europe, 15 janvier 2026


Natalisme : l’anti-égalité en vitrine


Pour l’historienne Andrea Peto, les politiques natalistes du gouvernement Orban sont des outils idéologiques, pas des réponses démographiques efficaces. En Hongrie, elles coûtent 3,5 % du PIB pour une natalité toujours basse (1,55 enfant/femme), tout en affaiblissant les droits reproductifs, l’autonomie économique des femmes et les protections LGBT. Mariage hétérosexuel constitutionnalisé, diabolisation du « genre », réseaux illibéraux transnationaux : l’attaque contre l’égalité sert un projet politique autoritaire exportable.


🔗 Le Monde, 13 janvier 2026


Plan queer attendu en Bavière


Le 7 janv. 2026, les Verts du Landtag somment la CSU de présenter l’Action Plan Queer promis par Markus Söder en 2023. Un dépôt de motion vise à accélérer un dispositif anti-queerphobie dès 2026. Faits clés : dernier « Runder Tisch » en juin 2025, aucun suivi ; les 15 autres Länder ont déjà un plan ; près d’1 million de personnes queers restent sans cadre. Le ministère invoque des arbitrages internes.


🔗 queer.de, 7 janvier 2026 


« Pronoms » : fausse alerte, vrai recul des droits

Un papier de la Welt am Sonntagbrandit des sondages US pour annoncer la baisse des identifications non binaires. Le commentaire démonte l’argument : méthodologies bancales (FIRE, CES), réponses mal comptées, et climat politique dissuasif sous Trump qui fausse les données et freine les coming-out. Même la SEGM parle d’un niveau record puis stabilisation, pas d’effondrement. 


🔗 queer.de, 5 janvier 2026


Vidéo ICE : l’outing politique d’un meurtre 


Renee Nicole Macklin Good, décrite comme calme, est filmée quelques secondes avant d’être tuée à Minneapolis par l’agent ICE Jonathan Ross. La vidéo, où l’on entend ensuite une insulte sur son corps, contredit la version MAGA d’une “légitime défense” après un prétendu choc en voiture. Publiée pourtant par Alpha News, média d’ultradroite, elle sert à renforcer la campagne anti-immigration et la stigmatisation des identités LGBTQ+, au détriment des droits et du débat DEI.


🔗 Slate, 9 janvier 2026 


Trans comme arme électorale


En 2024, Trump fait de la transidentité un pivot de campagne : >100 M$ d’achats TV (matchs de football) autour du slogan « Kamala is for they/them. President Trump is for you ». Cible : parents diplômés de banlieue. Amplification via podcasts « manosphere » (Joe Rogan : 26 M d’écoutes en 24 h, >50 M avant le vote) pour rallier jeunes hommes, électeurs hispaniques et noirs. But : sidérer, polariser « You vs They », détourner du fond (inflation/immigration) — au prix d’un recul DEI massif.


🔗 Têtu, 06 janvier 2026


Cour suprême US : feu vert probable aux exclusions trans


Le 13 janvier 2026, après plus de 3 heures d’audience, la Cour suprême des États-Unis a laissé entendre qu’elle pourrait valider les lois de l’Idaho et de la Virginie-Occidentale excluant les filles trans des équipes féminines scolaires. La majorité conservatrice juge probable l’absence de violation du Title IX et du 14e amendement, au nom d’une approche État par État. Le pays est déjà coupé : 27 États ont adopté des restrictions similaires, 21 protègent l’inclusion. Décision attendue début été 2026.


🔗 ABC News, 13/01/2026, The Guardian, 13/01/2026


27 États : la croisade anti-trans dans le sport scolaire


Depuis 2020, 27 États ont adopté des lois restreignant la participation des élèves trans aux équipes scolaires, souvent en imposant le sexe assigné à la naissance. Idaho a ouvert la voie en 2020; Virginie-Occidentale a suivi en 2021. Ces textes, portés par des législatures républicaines, s’inscrivent dans une stratégie de “culture war” ciblant l’égalité LGBTQ+ (et, par ricochet, l’esprit DEI) tout en s’appuyant sur un sujet où les données de terrain restent rares.


🔗 New York Times, 13/01/2026


États-Unis : les États contre la discrimination d’État


Douze États démocrates attaquent l’administration Trump pour bloquer des conditions de subventions HHS jugées illégales et discriminatoires envers les personnes trans. En jeu : des centaines de milliards de dollars pour hôpitaux, universités et recherche. La politique, fondée sur un décret niant l’identité trans et imposant une lecture restrictive de Title IX, s’appliquerait rétroactivement, avec risques de sanctions pénales. Les États dénoncent une atteinte à la séparation des pouvoirs et à l’accès aux soins.


🔗 Reuters, 14 janvier 2026


Cour suprême : protections trans en dents de scie


Bostock (2020) avait étendu l’anti-discrimination au travail. Mais la majorité conservatrice a ensuite validé en juin l’interdiction du Tennessee de certains soins de transition pour mineur·es, jugeant la loi fondée sur l’âge et les traitements. En urgence, elle a aussi autorisé Trump à imposer des passeports au sexe assigné et à relancer l’interdiction des militaires trans. À l’inverse, en septembre, un garçon trans a pu utiliser les toilettes des garçons (mesure provisoire).


🔗 The New York Times, 13/01/2026


ADF, machine juridique anti-LGBTQ


Devant la Cour suprême (Chiles v. Salazar, plaidoiries le 7 oct. 2025), Alliance Defending Freedom veut faire tomber l’interdiction du Colorado sur les “thérapies de conversion”, alors que des bans existent dans 22 autres États. Fort d’un taux de victoires revendiqué d’environ 80%, le groupe a généré ~110 M$ de revenus en 2023, s’appuie sur 5 000 avocats alliés et agit via ADFI dans 70 pays. Stratégie: “liberté religieuse/ expression” pour fragiliser protections DEI et droits LGBTQ.


🔗 Uncloseted Media, 13 janvier 2026


Gender Liberation Movement : la résistance trans s’organise.

 

Un an après son lancement, le Gender Liberation Movement, collectif bénévole, revendique une année de mobilisation contre les reculs LGBT et l’anti-DEI version “guerre culturelle”. Démo à Washington le 14/09/2024, sit-in aux toilettes du Capitole en 12/2024 : 15 arrestations (dont Chelsea Manning). Rassemblement “Rise Up for Trans Youth” le 08/02/2025. Le 20/06, 9 arrestations après U.S. v. Skrmetti.


🔗 The Advocate, 15/01/2026


Trans détenu·es : protections supprimées


Le président américain Donald Trump a supprimé les protections contre le viol pour les personnes trans détenues dans les centres ICE et les prisons fédérales. Depuis le 8 janvier, près de 68 990 personnes sont incarcérées, un record. Au moins six centres, majoritairement privés, ont retiré garanties de sécurité, soins médicaux et langage DEI. Les ONG alertent : des personnes trans, déjà exposées à de fortes violences sexuelles, sont désormais délibérément mises en danger par l’État.


🔗 PinkNews, 16 janvier 2026


« Heated Rivalry » défie la censure russe


Phénomène mondial, la série queer canadienne séduit jusque Russie, malgré la loi « propagande LGBT » (2013, étendue en 2022). Les fans contournent via Telegram, VPN et piratage ; un torrent compte 500+ seeders. Risques légaux : jusqu’à 400 000 roubles pour les particuliers et 5 M pour les organisations. Indicateurs d’audience : 8,6 sur Kinopoisk (30 000+ avis), chaînes Telegram 34 000+ abonnés. La visibilité queer devient un acte de résistance et dément la censure.


🔗 PinkNews, 12 janvier 2026


Russie : la chasse au “propagande LGBT” vise le streaming

 

Un tribunal de Moscou a ouvert des procédures administratives contre des dirigeants de plateformes (Kinopoisk, Wink, Ivi, Amediteka, Beeline TV, etc.), sans préciser les œuvres incriminées. Plusieurs managers avaient déjà été condamnés et amendés à répétition; certains au moins quatre fois. Depuis l’élargissement de la loi en 2022, tout affichage de relations “non traditionnelles” est sanctionné, et en 2023 la Cour suprême a qualifié un supposé “mouvement LGBT international” d’“extrémiste”.


🔗 The Moscow Times, 14 janvier 2026


Librairie sanctionnée : “propagande LGBT” et censure culturelle


À Tchita (Sibérie), un tribunal a condamné la chaîne Chitay-Gorod à 800 000 roubles (≈ 8 700 €) pour “propagande LGBT”. La décision (fin décembre) vise 4 romans : 2 de Fredrik Backman, The Heart’s Invisible Furies (John Boyne) et The Left Hand of Darkness (Ursula K. Le Guin). Déclencheur : 2 acheteurs ont saisi le FSB. Une expertise évoque un “anarchisme sexuel”, illustrant l’offensive anti-LGBT et anti-pluralisme.


🔗 Novaya Gazeta Europe, 10 janvier 2026


Justice pour Oslo Pride : 30 ans, symbole et avertissement


Un tribunal norvégien a condamné à 30 ans (peine maximale) un islamiste reconnu coupable d’avoir orchestré l’attaque contre un bar gay lors de la Pride d’Oslo 2022. Deux morts et huit blessés par balles : un rappel brutal que la sécurité des vies LGBTQ+ n’est pas “un débat”, mais un impératif. L’accusé, 48 ans, était au Pakistan et annonce faire appel. Une enquête (2023) estime que la police aurait pu prévenir l’attentat.


🔗 Reuters, 16 janvier 2026


TRT cible les LGBTQ+ sous couvert de “famille”


En Turquie, la télévision publique TRT est critiquée pour “Rainbow Fascism”, documentaire en 6 épisodes diffusé le 18 janvier sur sa plateforme Tabii. Le DG Mehmet Zahid Sobacı dit dénoncer un “siège idéologique” visant enfants et famille. Le trailer montre un “éléphant arc-en-ciel” détruisant une chambre d’enfant. Journalistes et KAOS GL accusent TRT, financée par l’impôt, d’attiser l’hostilité. Contexte: 2025 “Année de la famille”, décennie 2026-2035, Pride d’Istanbul interdite depuis des années.


🔗 Turkish Minute, 14 janvier 2026


Australie : vers une loi anti-haine plus inclusive ?


Après l’attaque de Bondi, le gouvernement travailliste envisage d’étendre ses nouvelles lois contre les discours de haine aux personnes LGBTQ+, aux personnes handicapées et aux groupes religieux. Le projet, débattu au Parlement mi-janvier 2026, protège d’abord contre l’antisémitisme et inclut un vaste plan de rachat d’armes. Des élu·es et ONG réclament une couverture explicite des LGBTIQ+, face à la hausse des menaces. Le gouvernement se dit « ouvert », malgré des critiques sur la liberté d’expression.


🔗 The Guardian, 14/01/2026


Malaisie : l’intimidation comme politique publique


Deux affaires récentes illustrent un durcissement inquiétant contre les personnes LGBTQ+ en Malaisie. Dans l’État de Selangor, une retraite bien-être privée réunissant une cinquantaine de participant·es a été annulée après menaces explicites, y compris de mort, sous couvert de directives religieuses et d’absence de permis. À Kuala Lumpur, une descente policière visant 201 hommes dans un spa n’a débouché sur aucune condamnation, mais sur un outing massif via une vidéo virale : pertes d’emploi, menaces, discriminations. 103 hommes musulmans restent néanmoins sous enquête au titre de la charia. Ensemble, ces faits montrent une normalisation de l’intimidation, des atteintes graves à la vie privée et un recul manifeste des principes DEI, malgré une mobilisation solidaire naissante.


🔗 Channel News Asia, 14 janvier 2026 ; Instinct Magazine, 11 janvier 2026


Ghana : polémique “LGBT” sur les manuels scolaires

Le député et ex-ministre John Ntim Fordjour accuse le gouvernement d’« arrogance » après des alertes sur un contenu présumé LGBT dans des manuels et guides enseignants. Il affirme que des notions de genre « au-delà homme/femme » et des thèmes jugés sexuels auraient été introduits en classe, et soutient que l’exécutif aurait reconnu vouloir retirer ces passages tout en minimisant les critiques. Il présente la mobilisation des parents comme légitime et liée aux promesses de protéger les « valeurs ghanéennes ».


🔗 Ghanaian Times, 14 janvier 2026

 
 
 

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