🏳️🌈 Progrès en trompe-l’œil
- 24 janv.
- 11 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 mai
Pendant que les drapeaux arc-en-ciel envahissent les écrans, l’acceptation LGBT+ recule dans la vraie vie. Aux États-Unis, 9,6 millions de réponses le confirment : après avoir chuté de 75 % entre 2007 et 2020, les préjugés anti-gays repartent à la hausse (+10 % depuis 2021), surtout chez les moins de 25 ans. Même chez les libéraux. Surprise ? Pas vraiment.
Le backlash était prévisible. 366 projets de loi anti-LGBTQ+ en 2026, une croisade anti-DEI devenue politique publique, 30 milliards de dollars d’aide étrangère conditionnés à l’abandon des droits sexuels et LGBT+, et une rhétorique officielle qui fait écho aux slogans de l’extrême droite. Quand le pouvoir parle comme ses marges, ses marges s’organisent.
Ajoutons une gauche trop souvent convaincue que la supériorité morale tient lieu de programme. À force de réduire le débat au Bien contre le Mal, elle a abandonné le terrain social — celui où se gagnent les élections, pas les panels. Le résultat est mécanique : rejet des élites, colère populaire, glissement durable.
2026 ne sera pas l’année des bons sentiments. Les droits LGBT+ ne progressent que lorsqu’ils coûtent politiquement cher à ceux qui les attaquent. Le reste, c’est du storytelling.
Le cycle de dîner débats Municipales 2026 se poursuit le 2 février avec Pierre-Yves Bournazel, et avec Rachida Dati le 9 février. Au-delà, nous continuerons nos débats avec plusieurs intervenants en attendant les présidentielles. Premier invité confirmé : Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, autour des enjeux de la DEI en entreprise (date à confirmer).
Revue de Presse Internationale
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📌 Sélection du 25 Janvier 2026
Recul de l’acceptation LGBT aux États-Unis
Après des décennies de progrès, l’acceptation des personnes gays a culminé vers 2020 avant de reculer nettement. Une étude fondée sur 9,6 millions de réponses montre qu’entre 2007 et 2020, les préjugés anti-gays ont chuté de 75 % (explicites) et 65 % (implicites). Mais entre 2021 et 2024, ils ont augmenté de 10 %, surtout chez les moins de 25 ans, y compris chez les libéraux. Ni les débats trans ni la rhétorique du « grooming » n’expliquent cette tendance : l’instabilité sociale post-Covid et un rejet de l’establishment pro-DEI semblent centraux. La visibilité médiatique progresse, l’opinion publique recule.
The New York Times, 19 janvier 2026
Droits LGBT+ : le baromètre des démocraties
Pour Jean-Marc Berthon, premier ambassadeur français aux droits LGBT+, l’équation est claire : là où la démocratie recule, les droits LGBT+ sont attaqués. Après 50 ans de progrès (dépénalisation dans ⅔ des pays, reconnaissance des familles et des personnes trans), une régression mondiale s’observe depuis dix ans. Réélu, Donald Trump a renforcé la polarisation, mais l’UE reste un rempart. Démocratie, prospérité et laïcité demeurent les piliers d’une inclusion durable.
têtu·, 20 janvier 2026
Progressisme moralisateur : le boomerang politique
Selon Le Figaro, l’essai d’Aquilino Morelle analyse comment un progressisme fondé sur la diabolisation morale, souvent associé aux combats DEI et LGBT, a paradoxalement nourri la droite trumpiste aux États-Unis et le RN en France. En réduisant le débat politique à une posture du « Bien contre le Mal », la gauche aurait échoué à proposer des réponses sociales concrètes. Résultat : colère populaire, rejet des élites et glissement électoral durable. L’auteur plaide pour un populisme de gauche plus social, moins moralisateur.
Le Figaro, 20 janvier 2026
2026 : avalanche législative anti-LGBTQ+
En 2026, l’ACLU recense 366 projets de loi anti-LGBTQ+ déposés dans les assemblées des États américains (au 22 janvier 2026). Ciblées en priorité : les personnes trans (soins d’affirmation de genre, sport scolaire, papiers d’identité), l’école (censure des programmes, outing forcé), l’expression (drag bans) et les droits civiques. Même non adoptés, ces textes produisent déjà des effets délétères : stigmatisation, autocensure et insécurité juridique. La guerre culturelle est désormais nationale et structurée.
ACLU, 22/01/2026
Aide étrangère bâillonnée : l’offensive anti-DEI s’exporte
Le 22 janvier 2026, l’administration Trump étend la « Mexico City policy » à 30 milliards de dollars d’aide étrangère. Désormais, ONG internationales et américaines opérant à l’étranger perdent leurs financements si elles soutiennent l’avortement, les droits trans ou des politiques DEI, qualifiées d’« idéologie de genre ». Déjà élargie à 7,3 milliards en santé mondiale lors du premier mandat Trump, la mesure avait fermé des services dans près de 40 pays. Les ONG alertent : recul massif des droits sexuels, reproductifs et LGBT+ à l’échelle mondiale.
The Guardian, 22/01/2026
Discours officiel, extrême droite en embuscade
Le 23 janvier 2026 à Washington, le vice-président J. D. Vance attaque frontalement l’avortement et l’inclusion LGBTQ+, dénonçant une supposée « idéologie de genre radicale » lors de la March for Life. Au même moment, environ 100 militants suprémacistes blancs de Patriot Front défilent près du National Mall, sous surveillance policière. La coïncidence choque : rhétorique anti-DEI au sommet de l’État, extrême droite visible dans l’espace public. Un signal d’alerte démocratique pour les droits LGBT+.
The Advocate, 23/01/2026
Se construire contre la violence
À 72 ans, Didier Eribon retrace un parcours de transfuge de classe et d’émancipation gay marqué par la pauvreté, l’homophobie familiale et la violence sociale. Il explique comment la culture, l’amitié et l’exil à Paris lui ont permis d’échapper à une identité stigmatisée. Son témoignage rappelle que l’invisibilisation LGBT et les inégalités sociales restent structurelles, et que l’accès aux livres, aux réseaux et aux espaces sûrs demeure un levier clé d’égalité réelle — bien au-delà des discours abstraits sur la diversité.
Le Monde, 25 janvier 2026
La leçon du Groenland : riposter, enfin
Dans sa newsletter du 19 janvier 2026, Fabrice Houdart dresse un constat brutal : pour l’Europe comme pour les personnes LGBT+, l’ère de la diplomatie « bisous-nounours » est finie. Face aux menaces américaines (Groenland) et au recul massif des droits LGBT+ en 2025 (symboles effacés, financements coupés, actions anti-LGBT à l’ONU), il appelle à combiner construction de pouvoir à long terme et actions ciblées à court terme (boycotts, campagnes, sanctions visibles). Objectif : créer des coûts politiques immédiats. 2026 doit marquer un tournant stratégique.
Fabrice Houdart, 19/01/2026
🇫🇷 France Paloma : visibilité queer, urgence nationale Le 21 janvier 2026 sur C à vous, Paloma dresse un constat sévère : la représentation LGBT reste insuffisante dans les médias français. Malgré sa victoire historique à Drag Race France, elle évoque une « chape de plomb » et un manque d’espace pour les voix queers, coincées entre invisibilité et caricatures. Face à ce vide, l’artiste assume un rôle militant, mettant en avant l’histoire et la légitimité du drag via des projets engagés. La DEI progresse, mais la France traîne encore. Le Point, 21/01/2026 Identité de genre : la loi rappelée, l’autodétermination encore freinée Une circulaire du 8 janvier 2026 rappelle que le changement de prénom et de mention de sexe à l’état civil est entièrement démédicalisé depuis 2016. Aucun certificat médical ne peut être exigé, ni pour le genre ni pour le prénom, et l’apparence ne peut justifier un refus. Ce rappel fait suite aux 56 recommandations de la Défenseure des droits (juin 2025). Les associations saluent l’effort mais réclament la déjudiciarisation totale, clé d’une autodétermination réelle des personnes trans. têtu·, 19 janvier 2026 Mondial 2026 : sport, politique et lignes rouges LGBT+ Le 21 janvier 2026, la France confirme sa participation à la Coupe du monde 2026 (États-Unis, Canada, Mexique), malgré des appels au boycott liés à la politique de Donald Trump. En cause : menaces géopolitiques, restrictions de visas et projets d’interdiction des symboles LGBT+ dans les stades. Le gouvernement français refuse le boycott « à ce stade », tout en appelant à séparer sport et politique. Une neutralité qui interroge, quand les valeurs DEI sont directement menacées. Le Monde, 21/01/2026 Libraires sous pression : le boom des essais droitiers Depuis l’automne 2025, une dizaine de livres à droite/extrême droite atteignent des ventes « faramineuses » : Sarkozy approche 200 000, Bardella cumule 320 000 (deux livres), Philippe de Villiers dépasse 400 000 (plusieurs essais), Zemmour 70 000 (dernier livre). Publiés surtout chez Fayard, relai médiatique (CNews, Europe 1, JDD) et visibilité en 450 Relay dopent la bataille culturelle. Les 3 500 libraires hésitent : exposer, c’est valider ? Et des librairies subissent menaces pour des livres LGBT+. Le Monde, 23/01/2026 Jeanne Friot, la mode comme acte queer Le 21 janvier 2026, à l’ouverture de la Fashion Week de Paris, Jeanne Friot présente Awake, un show-manifeste pour les identités LGBT+. Portée par 23 danseur·euses, la créatrice revendique une mode gender-neutral, éco-responsable et militante. Slogans antifascistes, couple de mariées s’embrassant, casting queer visible : la création devient résistance. À 30 ans, Friot assume un engagement DEI qui ferme des portes… mais fédère une communauté fidèle. FashionUnited (AFP), 21/01/2026 🌎 Monde J. D. Vance : la mue anti-DEI au sommet Le documentaire de France 5 (74 min) retrace l’ascension de J. D. Vance, 41 ans, devenu vice-président et « pitbull » de Donald Trump. Enquête à Middletown (Rust Belt), territoire marqué par désindustrialisation, chômage, opioïdes et crise de 2008, pour expliquer une radicalisation politique nourrie par le ressentiment. Ancien modéré, auteur d’un best-seller vendu à 3 millions d’exemplaires, Vance est décrit comme un « caméléon », passé d’une posture bienveillante (dont envers une amie trans) à une croisade anti-LGBT, anti-avortement et anti-immigration : le backlash DEI, version Maison-Blanche. Le Monde, 18/01/2026 Censure scolaire, royalties en chute Aux États-Unis, les interdictions de livres font chuter les revenus d’auteur·ices LGBTQ+. PEN America a recensé plus de 10 000 bannissements en 2023-2024, puis près de 7 000 l’année suivante dans 87 districts, ciblant souvent des œuvres LGBTQ+ et d’auteur·ices noir·es. Résultat DEI : éditeurs, agents et grossistes pour écoles/bibliothèques deviennent frileux, gomment le vocabulaire queer et refusent des manuscrits. Un auteur dit avoir perdu 70 % de royalties ; beaucoup migrent vers la fiction adulte pour payer les factures, dès maintenant. Attitude, 21/01/2026 Protections au travail en recul Le 23 janvier 2026, l’EEOC a annulé à 2 voix contre 1 ses directives de 2024 sur le harcèlement au travail, pourtant fondées sur l’arrêt Bostock (2020). Ce retrait complique la défense des salarié·es LGBT+, rendant les recours plus lents et coûteux, sans enquête gratuite préalable. La décision s’inscrit dans l’offensive anti-DEI de l’administration Trump, après l’éviction de commissaires démocrates. Le droit reste, mais l’accès à la justice se fragilise nettement. OutSmart Magazine, 23/01/2026 Vernis contre la haine dans les stades En janvier 2026, l’attaquant espagnol Borja Iglesias (33 ans) subit des insultes homophobes après un match de Liga, déclenchées par ses ongles vernis, portés depuis 2020 en soutien à Black Lives Matter. L’affaire révèle la persistance de l’homophobie dans le football. Soutenu par la Liga et le Celta Vigo, Iglesias transforme l’attaque en mobilisation collective : joueurs et supporters se vernissent les ongles. Un symbole DEI simple, visible et diablement efficace. Têtu, 23/01/2026 365 jours d’effacement LGBT+ En un an (depuis le 20/01/2025), l’administration Trump a orchestré un recul des droits LGBT+ et de la DEI : définition des « deux sexes », fin des programmes DEI, restrictions sur papiers, sport, prisons et soins d’affirmation de genre, notamment pour les mineurs. Côté santé, 270 subventions NIH sont gelées (125 M$) et plus de 800 M$ d’études abandonnées. Le 988 perd son option LGBT+, alors que 41 % des jeunes concernés signalent un besoin. Invisibilisation aux impacts concrets. Uncloseted Media, 20 janvier 2026; Washington Blade, 20/01/2026 988 sans option LGBT+ : alerte rouge au Texas La suppression de l’option LGBT+ du numéro 988 surcharge les centres de crise texans déjà déficitaires (–7 M$). Depuis 2022, 1,3 million de contacts LGBT+ ont été enregistrés au niveau national. En décembre 2025, le Texas a reçu 25 511 appels (contre 18 916 en 2024). L’administration Trump invoque un dépassement budgétaire (33 M$). Les experts alertent : les jeunes LGBT+ ont un risque suicidaire 4× plus élevé. U.S. News , 23/01/2026 Bree Fram : riposte trans au bannissement militaire En 24 h, l’ex-colonel de la Space Force Bree Fram (46 ans), évincée en juin 2025 par l’interdiction des militaires trans, lève 102 000 $ auprès d’au moins 400 donateurs dans 46 Etats pour sa candidature au Congrès en Virginie. Première femme trans promue colonel, vétérane (23 ans de service, Irak/Qatar), elle dit défendre droits fondamentaux (expression, réunion) plutôt qu’« identité » et promet de demander des comptes à l’administration Trump, fermement dès maintenant. PinkNews, 23/01/2026 BBC : excuses tardives La BBC présente des excuses officielles au présentateur Jack Murley (37 ans), après des propos et comportements homophobes au travail : insultes (« poof », « fairy boy »), stéréotypes sur le sida, et injonction managériale à paraître « moins gay » à l’antenne. Murley dit aussi avoir subi du harcèlement d’auditeurs (courriers, appels, versets bibliques). Bien que le tribunal ait jugé son licenciement de 2024 « raisonnable » et non discriminatoire, une enquête interne pointe des traitements homophobes et des défaillances de management. Morale DEI : l’inclusion ne se décrète pas, elle se prouve—et parfois, elle s’excuse. PinkNews, 23/01/2026 Oscars 2026 : visibilité queer en berne Les nominations aux Oscars 2026 provoquent une déception LGBTQ+ : très peu de films et d’artistes queer sont retenus, au point d’être qualifiés d’« Oscars trop straight ». Des œuvres saluées par la critique comme Sorry, Baby, Hedda ou Wicked: For Good sont ignorées. Quelques exceptions subsistent (documentaires, courts-métrages, chanson originale), mais l’ensemble confirme un recul de la représentation queer dans les grandes récompenses. La bataille culturelle continue, tapis rouge ou non. PinkNews, 23/01/2026 He-Man, “he/him”… et panique anti-woke Dans la bande-annonce de Masters of the Universe (Amazon MGM, 22 janvier 2026), un carton au bureau d’Adam affiche “he/him”. Clin d’œil évident à “He-Man”, la droite en ligne crie au “wokisme” et à la “diversité forcée”, tandis que d’autres rappellent que le héros est littéralement un pronom. Le film, avec Nicholas Galitzine et Jared Leto, sort le 5 juin 2026 : preuve que la DEI peut aussi être une blague… qui révèle des crispations. PinkNews, 23/01/2026 Patagonia vs Pattie Gonia : 1 $… et un gros débat DEI Patagonia attaque en justice la drag queen et activiste écolo Pattie Gonia pour atteinte à la marque, réclamant 1 $ de dommages “symboliques” et des injunctions pour stopper la vente de merch jugé trop proche du logo. La marque affirme avoir tenté 3 ans de dialogue et rappelle un accord de 2022 limitant l’usage à l’activisme. Ironie DEI : Gonia a levé plus de 1 M$ via une marche de 100 miles en drag. Attitude, 23/01/2026 Censure scolaire, royalties en chute Aux États-Unis, les interdictions de livres font chuter les revenus d’auteur·ices LGBTQ+. PEN America a recensé plus de 10 000 bannissements en 2023-2024, puis près de 7 000 l’année suivante dans 87 districts, ciblant souvent des œuvres LGBTQ+ et d’auteur·ices noir·es. Résultat DEI : éditeurs, agents et grossistes pour écoles/bibliothèques deviennent frileux, gomment le vocabulaire queer et refusent des manuscrits. Un auteur dit avoir perdu 70 % de royalties ; beaucoup migrent vers la fiction adulte pour payer les factures, dès maintenant. Attitude, 21/01/2026 Données médicales : la justice protège les jeunes trans Le 21 janvier 2026, une juge fédérale du Maryland bloque l’accès du ministère américain de la Justice aux dossiers médicaux de mineur·es trans suivis en soins d’affirmation de genre. Les assignations visaient 20 hôpitaux. La juge dénonce une « expédition de pêche » et un dépassement de pouvoir, réaffirmant le droit constitutionnel à la vie privée. Victoire clé pour les familles et les défenseur·es LGBT+ face aux offensives anti-trans de l’ère Trump. The Advocate, 23/01/2026 “Pandas gays” : humour sous contrôle d’État En Chine, deux hommes (29 et 33 ans) sont placés en détention après la diffusion d’une image satirique (photo manipulée par IA) montrant deux pandas mâles “s’accouplant” à Chengdu, surnommée “Gaydu”. La police les accuse de “fausses informations” et d’avoir “perturbé l’ordre du cyberespace”, leurs comptes étant suspendus. L’affaire s’inscrit dans une pression croissante contre la visibilité LGBT+ : une autre arrestation vise un 25 ans pour vidéos “stigmatisantes”, et Pékin mobilise l’infraction floue “provocation de troubles” pour encadrer le discours. LGBTQ Nation, 21/01/2026 Japon : la famille se réinvente (enfin) Face à une natalité en chute libre, le Japon amorce des réformes sociétales clés. En 2026, la garde conjointe après divorce sera autorisée pour la première fois en 77 ans, alors que 40 % des pères prennent désormais un congé paternité (contre 5 % en 2017). Côté LGBT+, le mariage reste interdit, mais 9 000 couples sont reconnus localement et une décision de la Cour suprême est attendue. Lentement, traditions et droits évoluent. The Economist, 18/01/2026 Ouganda : élections sous loi anti-LGBT+ Après la réélection contestée de Museveni (7e mandat, 72 % des voix le 15 janvier 2026), des ONG dénoncent l’usage de la loi anti-homosexualité pour étouffer la participation civique LGBT+. Candidats du parti au pouvoir accusent des rivaux de « promouvoir l’homosexualité ». Les associations documentent au moins 3 incidents (harcèlement, détentions, extorsions, menaces d’outing). L’État coupe Internet et suspend 9 ONG, aggravant l’accès aux services et la sécurité. Washington Blade, 23/01/2026 Shanghai underground : rave queer sous pression Portrait du DJ Ma Haiping, 44 ans, pionnier de la techno shanghaienne, qui tente de relancer une scène décimée par la répression culturelle et le Covid. Les clubs, souvent accueillants pour les publics LGBT+, ont subi raids, refus de licences et surveillance accrue sous Xi. L’exode post-confinements (125 000 étrangers estimés partis) a vidé les dancefloors. Avec la DJ Naxin, nouvelle génération, Ma défend une culture de résistance: créer, pas vendre, à Abyss aujourd’hui. Financial Times, 24/01/2026 |
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À propos de l’auteur
Albin Serviant est le co-fondateur de The Pigments Project, think & do tank et fonds de dotation LGBTQ+ qui agit pour l’universalité des droits, l’égalité et les libertés publiques.
Contact presse : albin@pigments-project.org




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